Faune

Les milieux naturels de la réserve sont des habitats idéaux, surtout pour les oiseaux rapaces. En effet, ils y trouvent des sites parfaits pour la nidification dans les suggestives parois tufacées, dans les ruines et sur les frondaisons anciennes et tordues de chenes chevelus et de chenes verts.
Toute l’annee, il est possible d’admirer les vols de l’elegant milan royal, qui nidifie sur les Monts de la Tolfa, près de là. Parmi les autres rapaces diurnes, la buse, le circaete, le hobereau et le milan brun.
En eté, il y a des visiteurs bariolés. Les guepiers, qui creusent leurs nids sur les terrains escarpes, et l’ évasif geai marin, qui niche dans les murs en ruine du vieux Monterano. Les amphibiens sont nombreux. Parmi eux, la rare petite salamandre à lunettes, le triton moucheté et la rainette. Parmi les reptiles, la tortue commune et des serpents. tels que la coronelle autrichienne, la couleuvre verte et jaune, et la couleuvre d Esculape.
Dans les bois de la Reserve Naturelle, on signale la présence du chat sauvage, félin désormais très rare presque partout. Quant à la présence attestée du loup, elle remonte aux annees 70: un exemplaire fut abattu dans les années ‘60 juste à l’interieur du territoire, il est ensuite devenu espèce protégée. C est encore dans les bois que vivent le pivert et le grand pic rouge, ainsi que des mammifères comme le blaireau, le porc-épic, la martre, l’écureuil et la fouine.
La présence du Mignone et d’une serie de ses affluents favorise une faune riche en poissons; les barbeaux, les carpes, les tanches et les chevennes sont particulierement repandus. Mais, vu la qualité assez bonne des eaux, elle est aussi riche en amphibiens, en reptiles, tels que le serpent d’eau ou le serpent à collier, en oiseaux, tels que le héron, l’aigrette et le martin-pecheur, ainsi qu’en nombreux invertébrés, dont de spendides libellules. Il y a encore environ trente ans, la loutre aussi survivait dans ce cours d’eau, en une petite population. Les carrières de tuf abandonnées, dans la localité de Mercareccia, constituent d’autres milieux humides d’un intéret faunique considérable: elles accueillent aujourd’hui de petits étangs très riches en vie.
Les vastes paturages parsemés de buissons, où règne la vache de la Maremme, se colorent, pendant leurs floraisons printanières, de myriades de papillons diurnes, comme les rares Melanargia arge et les Zerinthia polyxena. Dans ces milieux, la faune vertébrée comprend des renards et des lièvres. Pendant la nuit, la réserve s’anime sous le vol des phalènes et de leurs prédateurs, les chauve-souris, qui, le jour, reposent à l’intérieur des vieilles mines et dans les cavités des grands arbres.
A la tombée de la nuit, au printemps, il n’est pas rare d’entendre l’appel de la hulotte, du chat-huant et de la chouette, de meme qu’autrefois, dans les vallons tufacés, retentissait celui du puissant grand-duc.
Outre la conservation du patrimoine faunique dans son ensemble, en tant qu’élément d’intéret scientifique prioritaire, la Réserve Naturelle se propose d’atteindre de multiples objectifs. Entre autres, la mise en service de mesures spécifiques pour la sauvegarde des espèces les plus vulnérables ou rares, la protection de la biodiversité, élevée dans les différents milieux de cette zone, la réintroduction éventuelle d’espèces symbole récemment disparues, comme la loutre ou le grand-duc, la récupération des milieux naturels particulièrement importants pour la faune, l’encouragement de la recherche scientifique, afin de favoriser la cohabitation entre la faune et les activités humaines et afin d’effectuer des interventions permanentes d’éducation à l’environnement et d’information scientifique.

Ultimo aggiornamento: 3.09.2009 (17:03)   Stampa Stampa